Sur le marché du travail, ce sont les ménages qui offrent et les entreprises qui demandent — l'inverse du marché des biens. Mais pourquoi ce marché ne s'équilibre-t-il jamais tout à fait, laissant subsister du chômage ?
Un marché pas comme les autres
Le travail s'analyse comme un marché particulier : l'offre de travail émane des ménages, la demande de travail émane des entreprises. De leur rencontre se forme, en théorie, un salaire d'équilibre. Mais ce marché porte sur des personnes, il est encadré par le droit du travail, traversé par des rapports de force (syndicats, négociation) et marqué par de fortes rigidités. Le salaire n'est pas qu'un prix : c'est aussi un revenu, un facteur de motivation et un enjeu de justice sociale.
Le chômage et sa mesure
Le chômage désigne les personnes sans emploi, disponibles et à la recherche active d'un emploi. La définition de référence est celle du Bureau International du Travail (BIT), qui permet les comparaisons internationales.
Les formes et les causes du chômage
Le chômage prend plusieurs formes — conjoncturel, structurel, frictionnel — et deux lectures s'opposent :
- Pour les keynésiens, il vient d'une insuffisance de la demande.
- Pour les libéraux, il tient au coût du travail et aux rigidités du marché.
Les politiques de l'emploi
Face au chômage, les politiques combinent des mesures actives (formation, accompagnement, aides à l'embauche) et passives (indemnisation), et jouent sur le coût du travail et la flexisécurité. Réduire le chômage est un objectif partagé ; ce sont les moyens qui divisent.