Création d'entreprise · CREA 4.05

La reprise d'entreprise (acquisition, due diligence et évaluation)

🖼️ Aperçu visuel

L'essentiel de la fiche en un coup d'œil

Inclus dans toutes les formules
Infographie CREA 4.05 — La reprise d'entreprise (acquisition, due diligence et évaluation)

Le contenu complet (cours, synthèse, podcast, vidéo, slides) est accessible après achat.

Racheter une entreprise qui tourne déjà, c'est acquérir des clients, un chiffre d'affaires et un savoir-faire — mais aussi, parfois, un passif caché. Voici comment mener une reprise du ciblage à la signature, sans mauvaise surprise.

Reprendre plutôt que créer : un marché massif

Reprendre une entreprise permet de sauter la phase la plus risquée, celle du démarrage à zéro. Le marché est considérable : selon BPCE L'Observatoire, environ 185 000 entreprises sont transmissibles chaque année, mais 51 000 seulement changent de main, et l'on estime à près de 600 000 les entreprises à céder sur dix ans sous l'effet des départs en retraite. Techniquement, on n'achète pas « une entreprise » mais soit son fonds de commerce (asset deal, sans le passif), soit ses titres (share deal, toute la société, dettes et litiges compris).

La due diligence : les trois audits avant de signer

La règle d'or est simple : on ne signe jamais avant d'avoir audité. La due diligence répond à une seule question — qu'est-ce que j'achète réellement ? Elle se mène sur trois fronts, souvent depuis une data room :

  • Audit commercial : solidité et fidélité de la clientèle, dépendance à un gros client (un client = 40 % du CA est un risque majeur).
  • Audit financier : rentabilité réelle, retraitements, trésorerie, endettement.
  • Audit juridique et social : contrats, bail, litiges en cours, propriété des actifs.

Évaluer l'entreprise : l'EBE, pivot de la valeur

Le prix n'est pas une science exacte : trois familles de méthodes l'encadrent, l'approche patrimoniale (actif net corrigé), l'approche par la rentabilité (un multiple appliqué à l'EBE retraité, souvent 3 à 6 fois) et l'approche par les flux (DCF). Pour une PME, la méthode dominante croise valeur d'entreprise ≈ multiple × EBE retraité, puis valeur des titres = valeur d'entreprise − dette nette.

Sécuriser et financer la reprise

Reprendre des titres, c'est hériter du passé de la société : l'acquéreur exige donc une garantie d'actif et de passif (GAP), adossée à une garantie financière. Une PME de services dégageant un EBE retraité de 300 000 € valorisée à 4× ressort à ~1 200 000 € de valeur d'entreprise, soit ~1 000 000 € de titres après déduction de 200 000 € de dette nette — le chiffre reste le début de la négociation, jamais sa fin.

📄

Cette fiche

Accès complet à la fiche : cours, synthèse, infographie, podcast, vidéo et slides.

9,90 €
  • PDF cours + synthèse
  • Audio MP3 + Vidéo MP4
  • Slides PDF + HTML
  • À conserver à vie

Ce que tu vas apprendre dans cette fiche

Questions fréquentes

Faut-il racheter le fonds de commerce ou les titres de la société ?
Racheter le fonds de commerce (asset deal), c'est acquérir les éléments d'exploitation sans reprendre les dettes du vendeur : plus sûr, mais plus coûteux fiscalement. Racheter les titres (share deal), c'est reprendre toute la société, actif et passif compris — d'où l'importance de l'audit et de la garantie d'actif et de passif.
Qu'est-ce que la due diligence dans une reprise d'entreprise ?
C'est l'enquête approfondie menée avant la signature pour savoir ce que l'on achète réellement. Elle se conduit sur trois fronts — commercial, financier, juridique et social — généralement depuis une data room. La règle d'or : on ne signe jamais avant d'avoir audité.
Comment évalue-t-on le prix d'une PME à reprendre ?
La méthode dominante applique un multiple, souvent 3 à 6 fois l'EBE retraité, pour obtenir la valeur d'entreprise, puis retranche la dette nette pour obtenir la valeur des titres. On croise cette approche par la rentabilité avec les approches patrimoniale et par les flux (DCF) pour cadrer une fourchette.
À quoi sert la garantie d'actif et de passif (GAP) ?
La GAP est une clause par laquelle le cédant s'engage à indemniser l'acquéreur si un actif se révèle surévalué ou si un passif antérieur à la vente apparaît après coup, comme un redressement fiscal ou un litige. Adossée à une garantie financière, c'est le filet de sécurité indispensable du share deal.

Pour aller plus loin — fiches connexes

Téléchargement immédiat
Tous les fichiers dispo dans votre espace après paiement.
🔒
Paiement sécurisé Stripe
Carte bancaire, Apple Pay, Google Pay. Aucune donnée stockée chez nous.
📚
6 formats inclus
Cours, synthèse, podcast, vidéo, slides, infographie HTML.

Ce que vous obtenez exactement

« J'ai pris le pack matière complet pour mes oraux. Toutes les fiches sont au même niveau, c'est rare de trouver autant de cohérence. »
RP
Rémi P.
Candidat concours · DCG