Entreprendre, c'est prendre des risques : aucune activité n'en est exempte. Gérer les risques, ce n'est pas les supprimer, c'est les maîtriser. Comment s'y prendre méthodiquement ?
Risque = probabilité × gravité
Un risque est un événement incertain qui, s'il survient, a des conséquences négatives sur les objectifs. Il se caractérise par deux dimensions : sa probabilité de survenance et sa gravité. Cette double dimension permet de hiérarchiser : on ne traite pas de la même façon un risque rare et bénin et un risque probable et grave. La gestion des risques est avant tout une affaire de priorisation.
La démarche en quatre étapes
- Identifier — repérer les risques auxquels l'organisation est exposée.
- Évaluer — les mesurer selon leur probabilité et leur gravité.
- Traiter — quatre options : éviter le risque, le réduire, le transférer par l'assurance, ou l'accepter.
- Surveiller — suivre les risques dans le temps.
Les grandes familles de risques
- Financiers — trésorerie, impayés, change, taux, crédit.
- Opérationnels — panne, rupture d'approvisionnement, défaut qualité, accident.
- Juridiques — litiges, non-conformité, responsabilité.
- Sociaux — accidents du travail, conflits, risques psychosociaux.
- Numériques / cyber — cyberattaque, perte de données, panne informatique.
S'y ajoutent les risques environnementaux, réputationnels, stratégiques et, de plus en plus, les risques liés au climat.
Le DUERP et l'obligation de l'employeur
En matière de santé et de sécurité au travail, l'employeur a une obligation légale forte, formalisée notamment par le DUERP (document unique d'évaluation des risques professionnels). La gestion des risques rejoint la responsabilité de l'entreprise : ne pas prévenir un risque qui se réalise peut engager sa responsabilité civile et pénale. Anticiper vaut mieux que réparer.