Le marché coordonne efficacement les échanges par les prix — mais que se passe-t-il quand personne ne paie la pollution, ou quand un vendeur en sait plus que l'acheteur ? Là où le marché échoue, une correction devient nécessaire.
Quand le marché défaille
L'efficacité du marché suppose des conditions rarement toutes réunies : concurrence parfaite, information complète, absence d'effets externes. Quand elles manquent, le marché aboutit à une allocation des ressources sous-optimale, voire nuisible : ce sont les défaillances de marché, qui justifient l'intervention de la puissance publique.
Les quatre grandes défaillances
- Les externalités — un effet de l'activité d'un agent sur des tiers, sans contrepartie monétaire. Négative pour la pollution (une usine impose un coût sanitaire qu'elle ne paie pas et produit donc « trop »), positive pour la vaccination ou la formation (que le marché tend à « sous-produire »).
- Les biens publics — que le marché ne produit pas spontanément.
- Les asymétries d'information — quand un acteur en sait davantage que l'autre.
- Le pouvoir de marché — les situations de monopole qui empêchent une allocation optimale.
Financement direct et indirect
Pour produire et investir, l'économie a besoin de financement. Les agents à besoin de financement (qui investissent) rencontrent ceux à capacité de financement (qui épargnent), par deux canaux : le financement direct, via les marchés financiers, et le financement indirect, via les banques.
Un enjeu concret pour l'entreprise
Ces deux thèmes ne sont pas abstraits : les défaillances éclairent les réglementations qui encadrent l'entreprise (normes environnementales, protection du consommateur, droit de la concurrence), tandis que le financement conditionne sa capacité à investir et à se développer.