Et si l'on entreprenait d'abord pour résoudre un problème de société ? Lutter contre l'exclusion, favoriser l'insertion, protéger l'environnement : pour de plus en plus de créateurs, l'entreprise est un moyen au service d'une mission, pas une fin en soi.
Entreprendre autrement
La création d'entreprise n'a pas pour seule finalité le profit. Cette manière d'entreprendre s'inscrit dans deux notions proches et complémentaires : l'économie sociale et solidaire (ESS), un ensemble d'organisations partageant des principes particuliers, et l'entrepreneuriat social, une démarche consistant à entreprendre pour résoudre un problème de société par un modèle économique viable. Toutes deux articulent une finalité sociale et une activité économique.
Les principes communs de l'ESS
Ce qui unit les acteurs de l'ESS, ce ne sont pas leurs activités (elle est présente dans tous les secteurs), mais des principes partagés :
- Une finalité d'utilité sociale prioritaire sur le profit.
- Une gouvernance démocratique.
- Une lucrativité limitée : les bénéfices sont majoritairement réinvestis.
Les familles d'acteurs
- Associations — but non lucratif, projet d'intérêt collectif.
- Coopératives — propriété et gouvernance partagées par les membres, qui les gouvernent démocratiquement.
- Mutuelles — protection et solidarité entre adhérents (santé, assurance).
- Fondations — affectation de ressources à une cause d'intérêt général.
- Entreprises de l'ESS — sociétés commerciales qui choisissent de respecter les principes de l'ESS.
Statuts et labels
Des statuts et labels encadrent cette manière d'entreprendre : les coopératives SCOP et SCIC, l'agrément ESUS (entreprise solidaire d'utilité sociale) et la société à mission. Loin d'être marginale, cette économie représente une part significative de l'emploi et de l'activité, et attire de plus en plus de créateurs, en particulier des jeunes, en quête de sens et d'impact.