Deux entreprises peuvent afficher le même bénéfice : la première le tire de ce qu'elle fabrique, la seconde de la cession de ses machines. Le compte de résultat, qui classe charges et produits par nature comptable, ne dit rien de cette différence. Les soldes intermédiaires de gestion la rendent visible en découpant le résultat en étages économiques successifs.
Une cascade de neuf soldes
La fiche construit pas à pas les neuf soldes, de la marge commerciale au résultat de l'exercice, en précisant pour chacun sa formule et la question à laquelle il répond : ce que rapporte le négoce, quelle richesse l'entreprise crée par elle-même, ce que rapporte le seul métier avant amortissement, financement et fiscalité. Les mécanismes qui font trébucher y sont expliqués : le coût d'achat des marchandises vendues et non les seuls achats, le signe de la production stockée, le neuvième solde qui n'est qu'un solde de contrôle. Un tableau de lecture diagnostique associe ensuite chaque étage qui décroche à ses causes probables et aux premières vérifications à conduire.
Ce que contient la fiche
- L'excédent brut d'exploitation comme pivot de l'analyse, et sa comparaison raisonnée avec l'EBITDA anglo-saxon.
- Les retraitements usuels — crédit-bail, personnel extérieur, subvention complément de prix, participation, sous-traitance — avec leur effet solde par solde.
- Le partage de la valeur ajoutée entre ses cinq bénéficiaires : le personnel, l'État, les prêteurs, les associés et l'entreprise elle-même.
- Six ratios de profitabilité et de structure, du taux de valeur ajoutée au poids des charges financières.
- Les limites des soldes et ce que change le règlement ANC n° 2022-06 pour les exercices ouverts depuis 2025.
- Un cas chiffré complet, la SARL ARBOLIA, où un chiffre d'affaires en hausse dissimule un effet de ciseau à trois étages de la cascade.
À qui elle s'adresse
Elle s'adresse à qui doit passer d'une liste de comptes à un diagnostic : étudiants en gestion et en commerce, formateurs cherchant un support prêt à l'emploi, responsables opérationnels appelés à commenter un compte de résultat devant leur direction ou leur banque. Deux crises réelles — Duralex et Casino — montrent que la même cascade peut tomber en panne à des étages différents, et que les remèdes n'ont alors rien de commun. Les sources sont référencées (règlements ANC, modèles du CNOEC, Banque de France, INSEE) et un glossaire de douze entrées fixe le vocabulaire.