Le merchandising et la gestion du linéaire
- Code
- MKG 13.02
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 10 pages, PDF
- Diaporama
- 25 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 2 pages, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
- Téléchargement dans votre espace client
Un point de vente est d'abord une surface : chacun de ses mètres coûte, qu'il produise ou non de la marge, tandis que l'assortiment, lui, ne cesse de s'élargir. Toute référence gagnée l'est au détriment d'une autre, et cet arbitrage se tranche sur des indicateurs, non sur des impressions.
Voir ce que traite le cours
Cours
10 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
25 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
2 pages pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
8 parties, 10 pages
IUn espace fini pour un assortiment qui ne l'est pas
- 1 La règle des 6 B : six conditions cumulatives
- 2 Trois formes complémentaires, dans un ordre qui compte
IIConcevoir la circulation avant de garnir les rayons
IIIImplanter le linéaire : mesurer, doser, orienter
- 1 Linéaire au sol et linéaire développé
- 2 Le facing : deux fonctions que l'on confond
- 3 Les niveaux de présentation
- 4 Implantation verticale ou horizontale
- 5 La règle d'or et son angle mort
IVLe planogramme et la mise en avant
VPiloter le linéaire par les chiffres
- 1 L'indice de sensibilité et son interprétation
VIMesurer la présence en distribution : DN, DV et taux de saturation
VIITransformer le diagnostic en négociation d'implantation
VIIILe e-merchandising : les mêmes mécanismes, d'autres variables
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
- règle des 6 B de Charles Kepner
- typologie des zones du point de vente
- grille des quatre niveaux de présentation
- planogramme
- tableau de bord du linéaire (rotation, CA et marge au mètre linéaire, indice de sensibilité, taux de rupture, part de linéaire)
- indice de sensibilité
- DN, DV, ratio DV/DN, taux de saturation, rupture valeur
- VMH et VMM
Présentation de la notion
Ce que la fiche traite
Elle part de la définition de l'Institut Français du Merchandising et de la règle des 6 B, attribuée à Charles Kepner, dont elle montre la nature cumulative : le bon produit, au bon endroit, au bon moment, en bonne quantité, au bon prix, avec la bonne information. Elle distingue ensuite les trois formes du marchandisage — organisation, gestion, séduction — et rappelle que les prendre dans le désordre revient à rentabiliser un rayon illisible.
Les modèles et les méthodes qu'elle contient
- La conception de la circulation avant le garnissage : zone de transition, zone chaude, zone froide et zone de caisse, les observations de Paco Underhill (Why We Buy, 1999) sur les premiers mètres et l'effet de frôlement, et le découpage en univers de consommation.
- L'implantation du linéaire : linéaire au sol et linéaire développé, double fonction du facing (visibilité et stock d'étagère), quatre niveaux de présentation, arbitrage entre implantation verticale et horizontale, règle d'or « part de linéaire égale part de marché » et son angle mort sur les lancements.
- Le planogramme et son taux de conformité, puis les dispositifs de mise en avant — tête de gondole, îlot, PLV, ILV, cross-merchandising — dont la puissance est proportionnelle à leur rareté ; l'atmosphère du point de vente est rattachée à l'article de Philip Kotler dans le Journal of Retailing (1973).
- Le tableau de bord du linéaire : rotation du stock, suivie en VMH et VMM, chiffre d'affaires et marge au mètre linéaire, indice de sensibilité lu sur un cas d'école chiffré, taux de rupture, part de linéaire.
- La mesure de la présence en distribution : distribution numérique, distribution valeur, ratio DV/DN et taux de saturation, issus des panels distributeurs.
- La transposition à l'écran : tri par défaut de la page catégorie, personnalisation et test comparatif contrôlé, emplacements sponsorisés et retail media, drive et magasin sans passage en caisse.
À qui elle sert
Elle s'adresse à qui doit implanter, arbitrer ou défendre un espace de vente : étudiants en commerce et distribution, chefs de rayon, responsables d'enseigne, commerciaux de la grande consommation. Un dossier de négociation d'implantation en six étapes, du constat mesuré au bilan daté, ferme la démarche : une demande d'espace n'aboutit que si elle démontre un gain pour la catégorie, non pour la seule marque.
Objectifs de la fiche
- Distinguer les trois formes du marchandisage et vérifier les six conditions cumulatives de la règle des 6 B
- Concevoir la circulation d'un point de vente en implantant chaque produit dans la zone qui lui convient
- Arbitrer une implantation de linéaire : niveaux de présentation, facing, sens vertical ou horizontal
- Calculer un linéaire développé, une marge au mètre linéaire et un indice de sensibilité, puis en tirer une décision
- Interpréter la distribution numérique, la distribution valeur, leur ratio et le taux de saturation
- Construire un dossier de négociation d'implantation borné par un test, un indicateur de succès et une date de revue
Questions fréquentes
Faut-il implanter les meilleures ventes en zone chaude ?
Non, c'est précisément l'erreur classique. Les produits d'appel, que le client vient chercher, il les trouvera de toute façon : les implanter en zone froide crée un flux qui irrigue le magasin. La zone chaude, où le passage est fort et l'attention disponible, accueille ce que le client n'avait pas prévu d'acheter — impulsion, nouveautés, mises en avant, produits complémentaires.
À quoi sert l'indice de sensibilité et comment se lit-il ?
Il rapporte la part de chiffre d'affaires d'une référence dans sa catégorie à la part de linéaire qu'elle occupe. Supérieur à 1, il signale une référence sous-dotée en espace ; inférieur à 1, une référence sur-dotée, donc un gisement d'espace à redéployer. Deux précautions l'accompagnent : la relation entre espace et ventes sature, et l'indice ignore la marge. Il se lit donc avec la marge au mètre linéaire et se vérifie par un test, dont le résultat s'apprécie sur la catégorie entière et non sur la seule référence.
Quelle différence entre distribution numérique et distribution valeur ?
La distribution numérique exprime le pourcentage de points de vente détenant la référence parmi ceux qui commercialisent la catégorie : elle compte les magasins un par un, une supérette pesant autant qu'un hypermarché. La distribution valeur pondère chaque magasin par son poids dans le chiffre d'affaires de la catégorie. Leur ratio se lit immédiatement : au-dessus de 1, la marque est présente là où l'argent se fait ; en dessous, sa présence est dispersée dans de petits magasins.