Le système d'information de l'entreprise
- Code
- TM 28
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 9 pages, PDF
- Diaporama
- 25 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 2 pages, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
- Téléchargement dans votre espace client
Une base clients truffée de doublons, une même commande saisie trois fois entre l'outil commercial, la facturation et la comptabilité, un tableau de bord que personne ne lit : on impute volontiers ces dysfonctionnements au « système informatique », alors qu'ils relèvent des procédures et des personnes. Cette fiche traite le système d'information comme un objet de gestion, non comme un objet technique.
Voir ce que traite le cours
Cours
9 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
25 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
2 pages pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
8 sections, 9 pages
- ILe système d'information, système nerveux de l'organisation
- IIQuatre fonctions : collecter, stocker, traiter, diffuser
- IIIUne information par niveau de décision
- IVCartographier : acteurs, applications, flux
- VTrois architectures applicatives — et la manière d'en changer
- VIDu besoin d'information au choix d'une solution
- VIISécuriser : quatre critères, des menaces ordinaires
- VIIILes données personnelles : l'esprit du RGPD
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
- définition du SI de Reix
- modèle systémique de Le Moigne (système opérant, système de décision, système d'information)
- hiérarchie des décisions d'Anthony
- analyse Porter et Millar de l'information dans la chaîne de valeur
- démarche de cartographie du SI en cinq étapes
- sigle DICP
- règle de sauvegarde 3-2-1
- guide d'hygiène informatique ANSSI en 42 mesures
Présentation de la notion
Ce que la fiche traite
Elle part de la définition de Robert Reix — un ensemble organisé de données, procédures, matériels, logiciels et personnes — pour séparer le système d'information de son support informatique, puis le situe dans la lecture systémique de Jean-Louis Le Moigne, entre le système opérant et le système de décision. Elle détaille les quatre fonctions — collecter, stocker, traiter, diffuser — comme une chaîne dont la défaillance d'un seul maillon dégrade tout l'aval, et suit la transformation de la donnée brute en information, puis en connaissance.
Les modèles et les méthodes
- La hiérarchie des décisions de Robert N. Anthony (1965) — stratégique, tactique, opérationnel — et l'information que chaque niveau appelle
- Une démarche de cartographie en cinq étapes : acteurs, applications, flux physiques, financiers et d'information, qualification des liaisons, hiérarchisation des faiblesses
- Les trois architectures applicatives — juxtaposée, interfacée, progiciel de gestion intégré — distinguées du choix, indépendant, entre licence et SaaS
- Les six critères de qualité de l'information et leurs arbitrages, la grille multicritère pondérée et le coût complet pluriannuel
- Les quatre critères de sécurité DICP et les parades d'hygiène numérique : sauvegarde 3-2-1, moindre privilège, authentification multifacteur
- Les principes du RGPD — finalité, minimisation, exactitude, conservation limitée, sécurité, responsabilité — et le registre des traitements
Des cas réels et documentés
L'abandon du projet eLWIS chez Lidl en 2018, après sept années de travaux, montre ce que coûte le refus d'interroger ses propres règles de gestion face à un progiciel standard. La fraude au virement subie par Pathé, le retour au papier du CHU de Rouen sous rançongiciel et le coût de NotPetya pour Saint-Gobain ancrent le volet sécurité dans des faits vérifiables.
À qui elle sert
Aux étudiants et aux formateurs en gestion, commerce et management qui doivent lire un système d'information existant, y repérer ressaisies et ruptures de chaîne, puis argumenter un choix d'outil à partir d'un besoin d'information et non d'un catalogue.
Objectifs de la fiche
- Distinguer le système d'information de son système informatique et nommer ses cinq composantes
- Analyser les quatre fonctions — collecter, stocker, traiter, diffuser — pour situer le maillon défaillant d'une chaîne d'information
- Ajuster l'information produite aux trois niveaux de décision d'Anthony : stratégique, tactique, opérationnel
- Cartographier acteurs, applications et flux en cinq étapes, et chiffrer le coût caché des ressaisies manuelles
- Comparer les architectures juxtaposée, interfacée et intégrée à l'aide d'une grille multicritère pondérée et d'un coût complet pluriannuel
- Appliquer les critères de sécurité DICP et les principes du RGPD à un traitement de données personnelles
Questions fréquentes
Système d'information et système informatique, quelle différence ?
Le système d'information est l'ensemble organisé des données, procédures, matériels, logiciels et personnes qui fait circuler l'information ; le système informatique n'en est que le support technique. Une maison de commerce du XIXe siècle disposait déjà d'un SI complet — registres, journaux, courrier, archives — sans le moindre ordinateur. La confusion coûte cher : elle conduit à traiter des problèmes de procédure et de formation comme des pannes, et à changer d'outil sans rien régler.
Pourquoi cartographier son système d'information ?
Parce qu'on ne fiabilise pas ce que l'on ne voit pas. La cartographie place sur un même schéma les acteurs, les applications et les flux, et distingue les liaisons automatiques des ressaisies manuelles. Chaque ressaisie cumule trois coûts : du temps sans valeur ajoutée, un risque d'erreur et un délai qui désynchronise les services. La fiche fournit une démarche en cinq étapes qui aboutit à un plan d'action priorisé.
Un progiciel intégré est-il toujours la bonne réponse ?
Non. Le PGI supprime les ressaisies en faisant travailler tous les modules sur une base unique, mais il impose ses processus standards et engage l'organisation dans un projet long et coûteux. L'abandon du projet eLWIS chez Lidl en 2018 illustre ce que coûte la volonté de plier le progiciel à ses habitudes. La fiche compare les trois architectures et rappelle que le mode licence ou SaaS est une question distincte du degré d'intégration.