Un proche insiste au téléphone pour connaître le motif de consultation d'un patient : la réponse d'une secrétaire médicale engage sa responsabilité pénale, pas seulement sa politesse.
Un secret professionnel, des dérogations strictes
Le secret médical, dont la violation est sanctionnée par le Code pénal (art. 226-13, jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende), couvre l'ensemble du personnel du secrétariat médical, pas seulement les soignants — c'est le secret partagé encadré par le Code de la santé publique (art. L.1110-4). Les dérogations sont limitées et prévues par la loi : signalement de maltraitance sur mineur, réquisition judiciaire (art. 226-14 du Code pénal).