Les finalités de l'entreprise et les parties prenantes
- Code
- TM 33
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 6 pages, PDF
- Diaporama
- 23 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 1 page, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
- Téléchargement dans votre espace client
Augmenter les salaires satisfait les salariés et réduit le résultat attendu par les actionnaires ; baisser les prix plaît aux clients et pèse sur les marges des fournisseurs. Aucun arbitrage de direction n'est neutre, parce qu'aucune organisation n'agit pour un seul acteur.
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Cours
6 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
23 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
1 page pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
9 sections, 6 pages
- 1Pourquoi l'entreprise existe-t-elle ? La finalité
- 2La finalité économique
- 3Au-delà du profit : finalités sociales et sociétales
- 4Les parties prenantes (Freeman)
- 5Cartographier les parties prenantes
- 6Concilier des attentes divergentes
- 7Finalités, valeur et performance globale
- 8Pièges fréquents & mémo
- 9Glossaire & sources
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
Auteurs et théories
Présentation de la notion
Une raison d'être, et des cibles qui la servent
La finalité est la raison d'être durable d'une organisation — le « pourquoi » ; les objectifs sont des cibles concrètes et datées à son service — le « combien, pour quand ». La fiche part de cette distinction pour opposer deux conceptions installées : la conception actionnariale de Milton Friedman, où la finalité première est de rémunérer ceux qui ont pris le risque d'investir, et la conception partenariale d'Edward Freeman, qui élargit la perspective à l'ensemble des acteurs concernés. Elle ajoute une nuance que les exposés rapides omettent : la finalité économique est première sans être exclusive, et sa place varie selon le statut — association, coopérative, entreprise de l'économie sociale et solidaire ou service public ne placent pas le profit au même endroit.
Un nœud de relations, pas un face-à-face
La théorie des parties prenantes déplace la représentation de l'organisation. Dans la vision classique, elle se résume à une relation entre des propriétaires et un marché. La fiche montre qu'elle est en réalité un réseau d'acteurs interdépendants — dirigeants, salariés et leurs représentants, actionnaires, clients, fournisseurs, banques, État et collectivités, ONG, société civile, générations futures — dont chacun apporte quelque chose et attend quelque chose en retour.
Ce que la fiche traite
- La distinction finalité / objectifs, et la place variable du profit selon le type d'organisation.
- Les deux conceptions de la raison d'être : Friedman et Freeman, et leurs conséquences sur la gouvernance.
- Les finalités sociales et sociétales : responsabilité sociétale, raison d'être, statut de société à mission.
- La cartographie des parties prenantes par la matrice pouvoir / intérêt, et les quatre conduites qu'elle commande : gérer de près, garder satisfait, tenir informé, suivre a minima.
- Les arbitrages entre attentes divergentes, et ce qu'ils révèlent en période de tension, lorsqu'il faut choisir entre l'emploi, les dividendes, les délais de paiement et les investissements d'avenir.
- La performance globale — économique, sociale, environnementale — et la création de valeur partagée.
Le socle conceptuel, avant la structure
Cette fiche transversale est le pendant générique d'un contenu de culture économique, juridique et managériale, écrite pour les formations où le vocabulaire du BTS n'a pas cours. Elle se place avant l'étude du diagnostic, de la structure et de la gouvernance : on comprend d'abord pourquoi et pour qui une organisation existe. Elle prolonge TM 18 (le modèle des parties prenantes de Freeman) et MAN 6.03 (matrices RACI et parties prenantes), et appelle TM 34 pour le versant interne.
Objectifs de la fiche
- Distinguer la finalité durable d'une organisation de ses objectifs datés, et situer la place du profit selon son statut juridique
- Opposer la conception actionnariale de Friedman et la conception partenariale de Freeman, et en tirer les conséquences sur la gouvernance
- Identifier les parties prenantes internes et externes d'une organisation et formuler l'attente propre à chacune
- Cartographier ces parties prenantes par la matrice pouvoir / intérêt et en déduire la conduite à tenir pour chaque catégorie
- Analyser un arbitrage de direction entre attentes divergentes et en mesurer l'effet sur la légitimité de l'organisation
- Caractériser la performance globale et la logique de création de valeur partagée
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre la finalité et les objectifs d'une entreprise ?
La finalité est la raison d'être durable : ce vers quoi l'organisation tend, sans échéance. Les objectifs sont des cibles concrètes, chiffrées et datées qui servent cette finalité. Une entreprise a une finalité, ou quelques-unes, et de multiples objectifs. Confondre les deux conduit à prendre un résultat trimestriel pour une raison d'être, et à piloter à court terme une organisation qui se juge sur des décennies.
Une association ou un service public a-t-il une finalité économique ?
Oui, mais elle n'occupe pas la même place. Toute organisation doit être viable : une structure qui perd durablement de l'argent disparaît, quel que soit son statut. La différence tient à ce que le profit n'est pas la finalité poursuivie — l'utilité sociale, le service rendu ou l'intérêt général priment, et l'excédent n'est qu'un moyen d'assurer la continuité de l'activité.
À quoi sert concrètement la matrice pouvoir / intérêt ?
Elle classe les parties prenantes selon leur capacité à influencer l'organisation et leur degré d'exposition à son activité. Les quatre cases commandent quatre conduites : associer étroitement les acteurs à fort pouvoir et fort intérêt, garder satisfaits ceux dont le pouvoir est fort mais l'intérêt faible, informer ceux qui sont très concernés sans pouvoir peser, suivre a minima les derniers. C'est un outil de conduite du changement et de gestion de projet autant que de stratégie.
Qu'ajoute la notion de raison d'être à celle de responsabilité sociétale ?
La responsabilité sociétale porte sur la manière d'exercer l'activité : réduire les impacts, respecter les parties prenantes, rendre compte. La raison d'être porte sur l'activité elle-même et l'inscrit dans les statuts : elle énonce une mission qui dépasse le profit et engage la gouvernance. Le statut de société à mission formalise cet engagement et le soumet à un contrôle, ce que la seule démarche de responsabilité sociétale ne fait pas.