Financer la croissance, renforcer la structure financière ou effacer une dette : l'augmentation de capital emprunte trois voies très différentes — apports nouveaux, incorporation de réserves, conversion de dettes — et seule la première apporte réellement de l'argent frais à la société.
La décision relève de l'assemblée générale extraordinaire, qui peut déléguer sa mise en œuvre au conseil d'administration ou au président. Deux conditions encadrent strictement l'augmentation en numéraire : le capital antérieur doit être intégralement libéré, sous peine de nullité (C. com., art. L225-131), et les actions nouvelles doivent être libérées, dès la souscription, du quart au moins de leur nominal et de la totalité de la prime d'émission (art. L225-144) — une asymétrie qu'il faut savoir justifier : la prime n'est pas du capital, c'est un supplément d'apport qui doit être encaissé immédiatement.