Amortir, c'est répartir un coût sur la durée d'utilisation d'un bien ; déprécier, c'est constater une perte de valeur imprévue. Deux mécanismes distincts, deux jeux de comptes, une seule exigence commune : un plan justifié, appliqué avec permanence et révisé de façon prospective en cas d'accident.
L'amortissement est « la répartition systématique du montant amortissable d'un actif en fonction de son utilisation » (PCG, art. 214-1) : il constate la consommation des avantages économiques attendus, pas la perte de valeur du marché. La base amortissable est le coût d'entrée diminué de la valeur résiduelle — lorsque celle-ci est significative et mesurable, cas rare en pratique. Trois modes traduisent trois rythmes de consommation : le linéaire (le temps, mode par défaut), les unités d'œuvre (l'activité réelle), et le dégressif, qui n'est pas un mode économique mais un régime fiscal d'incitation à l'investissement (CGI, art. 39 A), avec un coefficient de 1,25, 1,75 ou 2,25 selon la durée.