Trois écritures comptables par mois, une formule légale en quatre lettres et une douzaine de ratios de pilotage : la paie ne devient un véritable instrument de gestion qu'une fois traduite en comptabilité et en indicateurs sociaux.
L'écriture de paie : trois volets et un plan de comptes précis
La comptabilité n'enregistre pas les bulletins un par un, mais le journal de paie qui les totalise. Trois volets se succèdent toujours dans le même ordre : le premier constate le brut au débit du compte 641 et répartit les retenues sur des comptes de tiers identifiés (431 Urssaf, 437 autres organismes, 4421 prélèvement à la source, 425 acomptes, 427 oppositions) ; le deuxième constate les charges patronales au débit du compte 645, sans effet sur le net à payer du salarié ; le troisième solde les dettes par la trésorerie. Le compte 421 ne reçoit jamais le brut, uniquement le net à payer — règle d'or vérifiée systématiquement par les correcteurs.