Douze trimestres de ventes, une droite d'équation y = 300x + 3 000, et voilà l'acheteur qui sait qu'il devra passer commande le 15 août : cette fiche fait descendre la prévision statistique jusqu'au calendrier concret d'approvisionnement, à travers la cascade budgétaire complète.
De la prévision statistique au budget des ventes
La cascade budgétaire part toujours des ventes, seule variable que l'entreprise ne maîtrise pas entièrement. L'ajustement linéaire par les moindres carrés dégage la tendance, que des coefficients saisonniers normalisés (leur somme doit valoir 4 pour des trimestres) viennent ensuite corriger. Sur le cas NORDIFROID, la droite y = 300x + 3 000 et des coefficients allant de 0,6169 (creux du troisième trimestre) à 1,3381 (pic du quatrième) donnent un budget des ventes de 29 500 gourdes isothermes, soit 708 000 € de chiffre d'affaires.
Programme de production et lot économique de Wilson
La production budgétée (30 000 unités chez NORDIFROID) tient compte de la variation de stock souhaitée. Lorsqu'un facteur de production devient rare, le critère de la marge sur coût variable par unité de facteur rare — jamais la marge unitaire — désigne la combinaison la plus rentable ; au-delà d'un seul facteur saturé, la programmation linéaire résout le problème par un polygone de solutions réalisables. Le budget des approvisionnements dimensionne ensuite le lot économique par le modèle de Wilson : Q* = 3 000 unités chez NORDIFROID, pour un coût de gestion minimal de 9 000 € où coût de passation et coût de possession s'égalisent exactement — un contrôle systématique à vérifier.
Le stock de sécurité (1 000 unités) et le délai de livraison (15 jours) fixent enfin le stock d'alerte à 2 250 unités, qui déclenche chaque commande. Cette cascade complète — ventes, production, approvisionnements — alimente directement le budget de trésorerie et se boucle par le contrôle des écarts.