Un impayé, une panne de machine, une cyberattaque, un départ imprévu : une PME est exposée en permanence, et c'est souvent l'assistant de gestion qui, faute de service dédié, repère, alerte et suit ces menaces. La fiche pivot du Bloc 2 installe la méthode qui rend tous ces risques maîtrisables.
GPME E5.03 commence par une nuance essentielle pour l'épreuve E5 : un risque n'est pas un problème. Le problème est déjà là ; le risque, lui, est potentiel — toute la valeur de la démarche tient dans cette différence, agir avant plutôt que subir. La fiche recense sept grandes familles de risques (opérationnels, financiers, juridiques, humains, informatiques, image, environnementaux), avec une attention particulière portée à la dépendance (à un client, un fournisseur, un homme-clé) et au risque numérique, longtemps sous-estimé par les petites structures.
Le cœur méthodologique, inspiré de la norme ISO 31000, tient en cinq étapes enchaînées : identifier, évaluer, hiérarchiser, traiter, suivre. L'évaluation croise probabilité et gravité pour obtenir la criticité, hiérarchisée dans une matrice qui distingue trois zones (rouge, orange, verte). Le traitement mobilise quatre stratégies, les « 4T » : éviter, réduire, transférer, accepter — combinables selon l'appétence au risque de l'entreprise. Un cas pratique suit une menuiserie de 18 salariés confrontée à une forte dépendance client et à une sauvegarde de données défaillante, deux risques cotés en zone rouge et traités en quinze jours.
Le piège le plus redouté est le « registre-tiroir » : une cartographie belle mais jamais relue, qui ne protège de rien. La fiche rappelle qu'un registre n'a de valeur que prolongé par un plan d'actions daté et responsabilisé, revu périodiquement — et que cette démarche générale ne remplace pas les outils réglementaires spécifiques comme le DUERP, propre à la prévention des risques professionnels.