Une fois les tâches recensées et réparties, il reste à répondre à une question simple mais décisive : qui fait quoi, et quand ? Cette fiche présente les deux outils de planification les plus utilisés en unité commerciale, le diagramme de Gantt et le rétroplanning.
Inventé par Henry Gantt au début du XXe siècle, le diagramme de Gantt représente chaque tâche par une barre horizontale dont la longueur correspond à la durée et la position aux dates de début et de fin. Sa lisibilité immédiate en fait un outil de communication autant que de gestion : toute l'équipe partage la même vision du temps, et le suivi de l'avancement se fait d'un simple coup d'œil en grisant la part réalisée de chaque barre.
Le rétroplanning inverse la logique : il part de l'échéance imposée (jour d'ouverture, de lancement, d'inventaire) et remonte le temps pour caler la date limite de démarrage de chaque tâche, en intégrant les délais incompressibles comme les délais fournisseurs. C'est l'outil de référence quand la date de fin ne peut pas glisser, ce qui est très fréquent dans le commerce.
- Construire un Gantt suit quatre étapes : lister les tâches, identifier les liens, placer les barres, affecter les ressources.
- Les jalons marquent les étapes clés sans durée propre — des points de contrôle pour vérifier si l'on est dans les temps.
- Un planning n'est jamais figé : il s'ajuste au fil de l'eau selon l'avancement réel.
Pour une opération « Rentrée » démarrant un lundi, le rétroplanning révèle souvent que la commande de PLV doit partir bien avant, en tenant compte du délai de livraison fournisseur : sans ce raisonnement à rebours, le risque est de commander trop tard.