La santé au travail n'est pas une option : c'est une obligation. Cette fiche technique apprend à repérer les risques psychosociaux (RPS) qui pèsent sur une équipe commerciale et à améliorer durablement la qualité de vie au travail, devenue QVCT.
Les RPS désignent les risques pour la santé mentale et physique liés aux conditions de travail : stress, épuisement professionnel, harcèlement, violences internes ou externes — particulièrement présents dans le commerce du fait de l'exposition au public, des horaires décalés et de la pression sur les objectifs. La fiche s'appuie sur les six familles de facteurs du rapport Gollac : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, manque d'autonomie, rapports sociaux dégradés, conflits de valeurs et insécurité de la situation.
Une obligation légale, trois niveaux de prévention
L'employeur est tenu à une obligation de sécurité et doit évaluer les risques dans le DUERP, qui doit explicitement intégrer les RPS depuis la loi du 2 août 2021. La prévention s'organise à trois niveaux, du plus efficace au plus curatif : la prévention primaire agit sur les causes (charge, autonomie, plannings), la secondaire aide les salariés à faire face (formation, soutien), la tertiaire prend en charge les personnes déjà atteintes. La fiche met en garde contre la « QVT gadget » (baby-foot, corbeille de fruits) qui ne touche pas aux vraies causes de mal-être.
- Reconnaître les six familles de facteurs de risques psychosociaux (Gollac)
- Comprendre l'obligation de sécurité de l'employeur et le rôle du DUERP
- Distinguer prévention primaire, secondaire et tertiaire des RPS
- Identifier des actions concrètes d'amélioration de la QVCT au quotidien
Le cas pratique de diagnostic d'une équipe en hausse d'absentéisme montre comment déplacer le regard : loin d'un problème de motivation individuelle, les tensions révèlent des causes organisationnelles (sous-effectif, incivilités, conflits non traités) sur lesquelles le manager peut agir en priorité.