Tout projet a un coût, et quelqu'un doit le tenir. Cette fiche suit le cycle de vie budgétaire complet d'un projet : chiffrer les postes de dépenses, suivre l'engagé et le réalisé, puis analyser les écarts pour rester dans l'enveloppe fixée.
La budgétisation part du recensement des postes de coûts — ressources humaines en jours-homme, achats, prestations, matériel — avec une insistance particulière sur le temps interne, souvent sous-estimé alors qu'il représente un coût réel. Le suivi distingue ensuite trois notions à ne jamais confondre : le budgété (ce qui était prévu), l'engagé (commande signée, pas encore facturée) et le réalisé (effectivement payé) — la distinction engagé/réalisé permettant d'anticiper une dérive avant qu'elle ne tombe en facture.
L'analyse des écarts (écart = réalisé − budgété) permet de repérer poste par poste d'où vient un dépassement. Mais un écart de coût ne se lit jamais seul : la fiche introduit la méthode de la valeur acquise (EVM), qui croise le coût réel avec l'avancement effectif du travail grâce aux indices CPI et SPI — un projet peut sembler « dans le budget » alors qu'il est en réalité en retard.
Le cas pratique chiffré suit Léa, office manager, qui calcule la valeur acquise d'un chantier de réaménagement à mi-parcours : ses indicateurs révèlent un surcoût et un retard invisibles à la simple lecture des factures, qu'elle remonte à temps à sa responsable.