Conduire un projet, c'est décider dans un environnement qui bouge : une norme change, un concurrent lance une offre, un nouvel outil apparaît. La veille informationnelle est le moyen de ne pas être pris au dépourvu, en surveillant en continu ce qui peut affecter le projet.
Cette fiche distingue d'abord la veille, processus continu et proactif, de la recherche ponctuelle, réactive et limitée à une question précise. Elle détaille les quatre types de veille — concurrentielle, réglementaire, technologique, sociétale — et insiste sur l'importance de cibler les besoins réels du projet plutôt que de « tout suivre ».
Le choix et l'évaluation des sources occupent une place centrale : primaire ou secondaire, interne ou externe, avec les quatre critères de fiabilité inspirés de la méthode CRAAP — autorité, actualité, objectivité, vérifiabilité. La règle d'or est de toujours remonter à la source primaire avant de diffuser une information. Côté outils, la fiche présente les opérateurs de recherche, les alertes, les flux RSS et les bases de données officielles qui automatisent la collecte.
Le cycle de veille — collecter, trier, traiter, diffuser — débouche sur deux livrables que l'assistant maîtrise : la note de synthèse et la revue de presse, toujours réalisés dans le respect du droit d'auteur, du RGPD et d'une déontologie de sourcing ouvert (OSINT). Le cas pratique suit Karim, assistant de direction, qui organise une veille à quatre axes pour préparer un projet de dématérialisation et alimenter le comité de pilotage.