Combien commander, et quand, pour servir le client sans gaspiller de ressources ? Toute la gestion des stocks tient dans cette double question, à la croisée de la finance et du commerce.
Un actif paradoxal qui pèse sur la trésorerie
Le stock est indispensable — il permet de répondre immédiatement à la demande, d'absorber les irrégularités d'approvisionnement, de profiter de remises sur quantité et de se prémunir contre la hausse des prix. Mais c'est aussi une charge : il immobilise de la trésorerie, occupe de l'espace, suppose manutention et assurance, et se déprécie jusqu'à devenir invendable. Il pèse directement sur le besoin en fonds de roulement (BFR) : chaque euro immobilisé en marchandises n'est pas disponible pour l'activité. Chez un distributeur, le stock représente souvent 20 à 40 % de l'actif circulant — réduire de 10 % un stock de 500 000 € libère 50 000 € de trésorerie immédiatement réutilisables.