Les ressources, les compétences et les structures
- Code
- TM 34
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 5 pages, PDF
- Diaporama
- 24 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 1 page, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
- Téléchargement dans votre espace client
« La structure suit la stratégie », écrit Alfred Chandler en 1962. Encore faut-il savoir ce que cette structure doit porter : des ressources, et surtout ce que l'organisation sait en faire.
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Cours
5 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
24 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
1 page pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
9 sections, 5 pages
- 1Les ressources et les compétences
- 2Les compétences distinctives
- 3Le critère VRIO
- 4La structure organisationnelle
- 5Les principaux types de structures
- 6L'analyse de Mintzberg
- 7Structure et stratégie
- 8Pièges fréquents & mémo
- 9Glossaire & sources
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
- approche resource-based view
- core competencies de Hamel et Prahalad
- critère VRIO
- typologie des structures fonctionnelle, divisionnelle, matricielle, par projet, réseau
- composantes de l'organisation selon Mintzberg
- mécanismes de coordination de Mintzberg
- configurations organisationnelles de Mintzberg
- principe de Chandler « la structure suit la stratégie »
Auteurs et théories
Présentation de la notion
Ce que l'on possède, ce que l'on sait en faire
La fiche sépare nettement deux notions que l'usage confond. Les ressources sont ce que l'entreprise possède : tangibles, matérielles et financières ; intangibles, marque, réputation, brevets, savoir-faire, données, culture. Les compétences sont la capacité à les combiner et à les exploiter — un savoir-faire organisationnel, collectif, issu de l'expérience. La conséquence est directe : deux entreprises dotées des mêmes moyens obtiennent des résultats différents, et l'approche par les ressources de Barney part donc de l'intérieur, non du marché, pour expliquer la performance.
VRIO, une logique cumulative
Le critère VRIO n'est pas une liste de cases à cocher mais un enchaînement. Une ressource qui a de la valeur sans être rare ne donne qu'une parité concurrentielle. Rare, elle procure un avantage, temporaire si elle reste imitable. Inimitable, l'avantage devient durable — et il ne se concrétise que si l'entreprise est organisée pour l'exploiter. C'est ce dernier maillon, le O de VRIO, qui fait le pont avec la question de la structure et justifie que la fiche traite les deux ensemble.
Ce que la fiche traite
- Ressources tangibles et intangibles, et la montée des immatérielles dans l'économie de la connaissance.
- Les compétences distinctives et les compétences fondamentales de Hamel et Prahalad : ce qui ouvre l'accès à plusieurs marchés et résiste à l'imitation.
- Le critère VRIO de Barney, présenté dans sa logique cumulative avec le degré d'avantage obtenu à chaque étape.
- Les paramètres d'une structure : spécialisation, ligne hiérarchique, éventail de subordination, centralisation, formalisation.
- Les types de structures — fonctionnelle, divisionnelle, matricielle, par projet, en réseau — avec ce que chacune permet et ce qu'elle coûte.
- L'analyse de Mintzberg : les cinq composantes, les mécanismes de coordination, les configurations cohérentes avec un contexte.
- L'arbitrage centralisation / décentralisation, et le lien structure-stratégie établi par Chandler, puis nuancé.
Une fiche transversale
Pendant générique d'un contenu de culture économique, juridique et managériale, cette fiche est écrite pour les formations où les codes du BTS n'ont pas cours. Elle fait suite à TM 33, qui traite les finalités et les parties prenantes, et renvoie à TM 06 pour les configurations de Mintzberg et à MKG 1.12 pour l'analyse VRIO détaillée.
Objectifs de la fiche
- Distinguer les ressources d'une organisation de ses compétences, et les ressources tangibles des ressources intangibles
- Identifier une compétence distinctive et la différencier d'une compétence banale nécessaire pour exister sur le marché
- Appliquer le critère VRIO à une ressource et qualifier le degré d'avantage concurrentiel obtenu à chaque étape
- Caractériser une structure par ses paramètres : spécialisation, ligne hiérarchique, éventail de subordination, centralisation, formalisation
- Comparer les structures fonctionnelle, divisionnelle, matricielle, par projet et en réseau au regard d'un contexte donné
- Expliquer le lien entre structure et stratégie établi par Chandler et les limites que la recherche postérieure lui a opposées
Questions fréquentes
Quelle différence entre une ressource et une compétence ?
La ressource est ce que l'organisation possède : une machine, une trésorerie, un brevet, une marque. La compétence est ce qu'elle sait en faire : concevoir, produire, vendre, innover. Une compétence est un savoir-faire collectif construit par l'expérience, qui ne s'achète pas et ne se transfère pas comme un actif. C'est pourquoi deux entreprises équipées à l'identique n'obtiennent pas les mêmes résultats.
Pourquoi le O de VRIO est-il déterminant ?
Parce qu'une ressource précieuse, rare et inimitable ne produit aucun avantage tant que l'organisation ne sait pas l'exploiter. Le O désigne les structures, les processus et les circuits de décision qui transforment un potentiel en résultat. Beaucoup d'entreprises détiennent des ressources distinctives qu'aucune organisation ne met en œuvre : l'avantage reste latent.
Existe-t-il une structure organisationnelle idéale ?
Non. L'apport de Mintzberg est précisément de remplacer la recherche d'une structure idéale par celle d'une structure cohérente avec la taille, l'âge, l'environnement et la technologie de l'organisation. Une même structure réussit dans un contexte et échoue dans un autre. Une structure trop rigide étouffe l'initiative, une structure trop floue crée la confusion : le choix résulte d'arbitrages, pas d'un classement.
Que signifie exactement « la structure suit la stratégie » ?
Chandler observe en 1962 que les entreprises qui se diversifient ou s'internationalisent doivent modifier leur structure pour porter cette orientation, en passant par exemple du fonctionnel au divisionnel. La structure n'est donc pas neutre : elle sert la stratégie ou l'entrave. Des travaux postérieurs ont nuancé le sens de la relation, en montrant que la structure existante limite aussi l'éventail des stratégies envisageables. L'exigence de cohérence entre les deux demeure.