Comment une charge de loyer finit-elle par se retrouver, au centime près, dans le coût de revient d'un châssis vendu 52 euros ? La fiche CG P5.02 détaille la méthode des centres d'analyse, héritée des sections homogènes de Rimailho (1937), qui reste la référence pour valoriser les stocks et fixer un tarif.
Une cascade qui épouse le cycle d'exploitation
Le calcul se déroule en trois étages qui s'emboîtent : le coût d'achat (sur les quantités achetées), le coût de production (sur les quantités produites, après passage par le stock de matières valorisé au coût moyen unitaire pondéré), puis le coût de revient (sur les quantités vendues, et non produites — la confusion la plus fréquente en examen). Les charges indirectes transitent obligatoirement par des centres d'analyse : les centres auxiliaires (gestion du personnel, entretien) sont vidés dans les centres principaux (approvisionnement, atelier), qui seuls imputent leurs charges aux produits via une unité d'œuvre.