La capacité d'autofinancement (CAF) n'est ni le résultat de l'exercice, qu'elle corrige de tout ce qui est calculé, ni la trésorerie, qu'elle ignore parce qu'elle raisonne en droits constatés. Elle mesure la ressource interne potentielle que l'activité a dégagée sur l'exercice.
Deux méthodes, un seul montant
La méthode soustractive part de l'excédent brut d'exploitation et lui ajoute les autres produits encaissables, en retranche les autres charges décaissables, la participation et l'impôt. La méthode additive part du résultat de l'exercice et lui réincorpore les charges calculées (dotations), en déduit les produits calculés (reprises, quote-part de subvention) et neutralise l'opération de cession. Sur le cas pratique de la fiche, la SAS BOISVERT, les deux chemins convergent exactement vers 211 000,00 € — une concordance qui doit toujours être vérifiée et écrite explicitement dans une copie d'examen.
Le piège central : cessions et subventions
Le point de rupture des copies est toujours le même : ni le prix de cession d'une immobilisation, ni sa valeur comptable, ni la quote-part de subvention d'investissement virée au résultat n'appartiennent à la CAF. Les trois se neutralisent, quelle que soit la méthode utilisée.
- Le prix de cession relève du cycle d'investissement, pas de l'activité ;
- la valeur comptable cédée est une charge calculée, sans décaissement ;
- la quote-part de subvention est un produit calculé, symétrique de la dotation qu'elle compense.
De la CAF à l'autofinancement
L'autofinancement s'obtient en retranchant de la CAF les dividendes mis en paiement au cours de l'exercice. Il finance en priorité le remboursement des emprunts, puis les investissements, puis le renforcement du fonds de roulement. Le règlement ANC n° 2022-06 a déplacé les cessions vers les comptes 757 et 657 et la subvention vers le compte 747, sans changer le montant de la CAF — seul l'itinéraire comptable change.