Un investissement ne se juge ni sur son prix, ni sur le résultat comptable qu'il promet, mais sur les flux de trésorerie qu'il libère et sur la date à laquelle il les libère. Actualiser, c'est refuser de confondre un euro de dans cinq ans avec un euro d'aujourd'hui.
Capital investi et flux nets
Le capital investi additionne le prix d'achat, les frais accessoires de mise en service et le besoin en fonds de roulement initial — récupéré intégralement en fin de projet. Les flux nets de trésorerie se construisent à partir du résultat d'exploitation, diminué de l'impôt, puis augmenté des dotations aux amortissements, charges calculées et non décaissées : c'est le bouclier fiscal de l'amortissement.
Quatre critères, une hiérarchie
Sur le cas pratique de la SAS VALTHIER, un projet de ligne de conditionnement automatisée dégage, au taux de 8 %, une valeur actuelle nette (VAN) de 205 691 €, un indice de profitabilité de 1,3673, un taux interne de rentabilité (TIR) de 19,23 % et un délai de récupération actualisé de 4 ans et 20 jours — nettement plus long que le délai simple de 3 ans et 5 mois.
- La VAN décide : elle maximise la richesse créée en euros ;
- l'indice de profitabilité classe correctement sous contrainte de capital ;
- le TIR mesure une marge de sécurité sur le taux d'actualisation ;
- le délai de récupération mesure l'exposition, pas la rentabilité.
Tester la robustesse
Une analyse de sensibilité complète le calcul central : sur ce même projet, une baisse de 10 % du chiffre d'affaires ampute la VAN de 54 %, révélant un levier d'exploitation important qu'aucun calcul isolé n'aurait montré.