Longtemps, les projets ont suivi un modèle prédictif : tout planifier au départ, puis exécuter phase après phase. Cette fiche montre pourquoi ce cycle en cascade résiste mal au changement en cours de route, et présente l'alternative agile qui avance par petites itérations.
Deux cadres agiles sont détaillés en profondeur. Scrum organise le travail en sprints de durée fixe, avec trois rôles (Product Owner, Scrum Master, équipe), trois artefacts et quatre cérémonies rythmées — du sprint planning à la rétrospective. Kanban, plus souple, repose sur un tableau visuel à colonnes et sur la règle qui fait toute la différence : la limite du travail en cours (WIP), qui pousse à finir une tâche avant d'en commencer une nouvelle.
La fiche précise avec insistance la posture de l'assistant dans un projet agile : ni chef de projet, ni Product Owner, ni Scrum Master, mais un rôle de facilitateur qui tient le tableau à jour, prépare la logistique des cérémonies et fluidifie la communication.
La seconde moitié aborde la conduite du changement : comprendre les causes réelles d'une résistance, reconnaître la courbe émotionnelle traversée par chacun (choc, colère, creux, acceptation, engagement), puis mobiliser les modèles de Kurt Lewin (décristalliser-déplacer-recristalliser) et de John Kotter (8 étapes), combinés à quatre leviers concrets : communication, formation, participation, accompagnement. Le cas pratique suit Léa qui accompagne l'adoption d'un tableau Kanban partagé dans une association, en désamorçant les résistances une à une.