Racheter une entreprise qui tourne déjà, c'est acquérir des clients, un chiffre d'affaires et un savoir-faire — mais aussi, parfois, un passif caché. Voici comment mener une reprise du ciblage à la signature, sans mauvaise surprise.
Reprendre plutôt que créer : un marché massif
Reprendre une entreprise permet de sauter la phase la plus risquée, celle du démarrage à zéro. Le marché est considérable : selon BPCE L'Observatoire, environ 185 000 entreprises sont transmissibles chaque année, mais 51 000 seulement changent de main, et l'on estime à près de 600 000 les entreprises à céder sur dix ans sous l'effet des départs en retraite. Techniquement, on n'achète pas « une entreprise » mais soit son fonds de commerce (asset deal, sans le passif), soit ses titres (share deal, toute la société, dettes et litiges compris).