Paie, congés, recrutement, entretiens, talents : et si toute la fonction RH tenait dans un « dossier unique » du collaborateur ? C'est la promesse du SIRH, un marché français de 1,5 milliard d'euros en 2024 (Markess / Syntec Numérique) qui croît de 8 à 10 % par an.
Un taux d'équipement très inégal
Le SIRH (Système d'Information de Ressources Humaines) centralise et pilote les processus RH. Le taux d'équipement atteint 85-90 % pour les entreprises de plus de 250 salariés, mais chute à 40-55 % pour celles de 50 à 249 salariés (CNIL / Baromètre ADP 2024), souvent restées sur des outils épars ou un ERP mal dimensionné.
Les huit modules structurants
- Core RH — dossier salarié, contrats, absences, workflow (Workday, SAP SuccessFactors, Lucca).
- Paie — bulletins, DSN (Silae, PayFit, ADP).
- Gestion des temps — plannings, pointages, télétravail.
- Recrutement (ATS) — diffusion d'offres, candidatures, CRM candidats.
- Talents et performance — EAE, 360°, OKR (Elevo, Javelo, Lattice).
- Formation (LMS / LXP) — e-learning, CPF (360Learning, Cornerstone).
- GEPP / Compétences — référentiels, plans de succession (Neobrain, Foederis).
- Analytics & Reporting — People Analytics, BDESE, index égalité, CSRD (Visier).
Suite intégrée ou best of breed
Deux philosophies s'opposent. La suite intégrée (un éditeur unique) garantit la cohérence des données et un reporting transversal natif. Le best of breed combine le meilleur outil par fonction, reliés par API : meilleure expérience utilisateur et agilité, au prix d'une intégration à gérer.
Un projet de transformation, pas informatique
Un SIRH performant conditionne la capacité de la DRH à devenir partenaire stratégique (modèle Ulrich) et à piloter par la donnée (People Analytics). Mal déployé, il génère perte de productivité, données non fiables et un risque RGPD majeur, notamment avec l'arrivée de l'IA.