Deux heures de travail le matin, frais et concentré, valent souvent une journée entière d'efforts dispersés en fin d'après-midi. Le facteur déterminant n'est pas la quantité de temps, mais la qualité de l'énergie qu'on y consacre.
Du temps à l'énergie
Ce changement de regard a été popularisé par Jim Loehr et Tony Schwartz dans The Power of Full Engagement (2003), à partir de leur travail avec des sportifs de haut niveau. Leur thèse : « l'énergie, et non le temps, est la ressource fondamentale de la performance ». La différence est de nature : le temps est linéaire et non renouvelable (une heure passée est perdue), alors que l'énergie est cyclique et renouvelable — elle baisse puis se reconstitue par la récupération. On peut être débordé tout en ayant du temps, faute d'énergie pour l'utiliser.