Un même iPhone dans le monde entier, mais un McBaguette réservé à la France : faut-il standardiser son marketing à l'international ou l'adapter à chaque marché ? Le dilemme fondateur du marketing international.
Les deux thèses en présence
Le débat a été lancé par Theodore Levitt (1983) dans « The Globalization of Markets ». Levitt affirme que les marchés convergent sous l'effet de la technologie, que les consommateurs aspirent partout aux mêmes produits de qualité au meilleur prix, et que la standardisation offre des économies d'échelle décisives. À l'opposé, les partisans de l'adaptation (Quelch & Hoff, 1986 ; Kotler) soulignent que les différences culturelles, juridiques, économiques et concurrentielles rendent la standardisation dangereuse : un message qui fonctionne aux États-Unis peut échouer en Asie ou au Moyen-Orient.