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Management · Communication et cohésion

L'arbitrage managérial

Code
MAN 2.15
Public
Rayon disciplinaire, tous publics
Cours
8 pages, PDF
Diaporama
25 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
Synthèse
2 pages, PDF
Podcast
Fichier audio
Vidéo
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Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image
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Une diapositive du diaporama de MAN 2.15 Une page du cours MAN 2.15

Deux collaborateurs, deux versions inconciliables d'un même désaccord, une échéance qui ne peut plus attendre : à quel moment un manager doit-il cesser de faire médiateur et trancher ?

Voir ce que traite le cours
Une page du cours

Cours

8 pages rédigées, en PDF.

Première diapositive du diaporama

Diaporama

25 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Première page de la synthèse

Synthèse

2 pages pour réviser l'essentiel.

Podcast

La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.

Vidéo

Une présentation animée de la notion, en MP4.

Infographie de la fiche

Infographie

L'essentiel de la fiche sur une image.

Ce que traite le cours

9 sections, 8 pages

  • ITrois tiers, trois pouvoirs : où commence l'arbitrage
  • IIL'arbitrage managérial : objets, périmètre et incompétences
  • IIILa légitimité de l'arbitre interne
  • IVLe point de bascule : quand la médiation ne suffit plus
  • VLe protocole d'arbitrage en sept temps
  • VIMotiver et communiquer sans détruire la relation
  • VIILe recours hiérarchique et l'escalade formalisée
  • VIIIEffets pervers de l'arbitrage systématique
  • IXLe cadre français : ce qui échappe à l'arbitrage du manager

Présentation de la notion

Trois paliers, une frontière à connaître

La médiation et la conciliation cherchent un accord entre les parties ; l'arbitrage managérial les dépasse quand le manager, hiérarchiquement légitime, tranche lui-même. Mary Parker Follett, dès 1941 (Dynamic Administration), distinguait déjà domination, compromis et intégration — l'arbitrage n'est légitime que si le manager dispose d'un pouvoir reconnu, ce que French et Raven (1959) analysent à travers les sources du pouvoir managérial.

La suite de cet article se lit librement sur le Mag : lire le guide complet de la notion.

Objectifs de la fiche

  • Distinguer médiation, conciliation et arbitrage managérial
  • Identifier le point de bascule où la médiation doit céder la place à l'arbitrage
  • Dérouler le protocole d'arbitrage en sept étapes, de l'écoute à l'annonce de la décision
  • Motiver une décision d'arbitrage pour qu'elle soit perçue comme juste, pas arbitraire
  • Situer les limites légales de l'arbitrage managérial (Code du travail)
  • Anticiper les effets pervers d'un recours systématique à l'arbitrage plutôt qu'à la médiation

Questions fréquentes

Quelle différence entre médiation et arbitrage managérial ?

La médiation cherche un accord construit par les deux parties, le manager restant facilitateur. L'arbitrage managérial va plus loin : le manager, du fait de sa légitimité hiérarchique, tranche lui-même le désaccord quand la médiation n'aboutit pas.

Pourquoi la façon dont une décision d'arbitrage est motivée compte-t-elle autant que la décision elle-même ?

Parce que la perception de justice procédurale, documentée par Thibaut et Walker (1975) puis Leventhal (1980), pèse sur l'acceptation de la décision autant que son contenu : une décision juste mais mal expliquée est vécue comme arbitraire.

Un manager peut-il arbitrer n'importe quel type de conflit ?

Non : le Code du travail pose des limites précises, par exemple sur le harcèlement (art. L.1152-6) ou les litiges relevant du conseil de prud'hommes (art. L.1411-4). L'arbitrage managérial reste borné par le droit du travail.

Que se passe-t-il si un manager arbitre systématiquement au lieu de médier ?

Le recours systématique à l'arbitrage produit des effets pervers documentés : désengagement des collaborateurs qui n'ont plus voix au chapitre, et contournement du manager pour les désaccords futurs plutôt que remontée transparente.