Les biais cognitifs en RH (Kahneman, Tversky)
- Code
- RH 7.01
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 7 pages, PDF
- Diaporama
- 25 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 3 pages, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
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Un recruteur décide souvent en moins de 90 secondes. Comment un manager convaincu de son objectivité peut-il reproduire des discriminations massives sans le savoir ?
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Cours
7 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
25 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
3 pages pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
10 sections, 7 pages
- 1Définition et enjeux des biais cognitifs
- 2Les deux systèmes de pensée (Kahneman, 2011)
- 3Les biais cognitifs les plus fréquents en RH
- 4Les dispositifs de débiaisage
- 4.11 Ce qui ne marche PAS (ou peu)
- 4.22 Les dispositifs efficaces
- 5Cas pratique et pièges à éviter
- 5.11 Cas pratique : structuration du processus de recrutement
- 5.22 Les pièges à éviter
- 6Synthèse actionnable
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
Présentation de la notion
Qu'est-ce qu'un biais cognitif ?
Les biais cognitifs sont des déviations systématiques du raisonnement par rapport à la rationalité. Ce ne sont pas des erreurs aléatoires mais des distorsions prévisibles, produites par le fonctionnement même de notre cerveau. Le champ a été fondé par deux psychologues israéliens, Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans leur article publié dans Science en 1974 (« Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases »). Kahneman a reçu le prix Nobel d'économie en 2002 — une première pour un psychologue.
La suite de cet article se lit librement sur le Mag : lire le guide complet de la notion.
Objectifs de la fiche
- Définir un biais cognitif comme une déviation systématique et prévisible du raisonnement
- Présenter les travaux fondateurs de Kahneman et Tversky (Science, 1974)
- Opposer le Système 1 (rapide, intuitif) et le Système 2 (lent, analytique)
- Quantifier l'impact des biais sur le recrutement via Bertrand & Mullainathan et le Défenseur des Droits
- Concevoir des dispositifs de débiaisage forçant l'activation du Système 2
- Expliquer pourquoi la sensibilisation seule ne suffit pas à corriger les biais
Questions fréquentes
Qui a fondé la recherche sur les biais cognitifs ?
Les biais cognitifs ont été étudiés par deux psychologues israéliens, Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans leur article de 1974 publié dans Science, « Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases ». Kahneman a reçu le prix Nobel d'économie en 2002 pour ces travaux, une première pour un psychologue.
Quelle est la différence entre le Système 1 et le Système 2 ?
Le Système 1 est rapide, automatique et intuitif : il prend 90 à 98 % des décisions quotidiennes et constitue la source principale des biais. Le Système 2 est lent, analytique et délibéré : il peut corriger le Système 1 mais, par défaut, il laisse faire — c'est la paresse du Système 2.
Peut-on supprimer les biais cognitifs par la formation ?
Non. Les biais ne disparaissent pas avec la bonne volonté ni une simple sensibilisation, car ils sont produits automatiquement par le Système 1. Pour les réduire, il faut des dispositifs forçant l'activation du Système 2 : grilles structurées, double lecture, délibérations collégiales et pauses dans la décision.
Les biais expliquent-ils les discriminations à l'embauche ?
Oui, en grande partie. Bertrand & Mullainathan (2004) ont montré que des CV à consonance afro-américaine recevaient 50 % moins de rappels que des CV identiques à consonance blanche. En France, le Défenseur des Droits (2021) a mesuré 35 % d'écart selon l'origine supposée, à qualifications égales, sans intention malveillante.