Une équipe agile peut livrer une story brillante à chaque sprint sans jamais produire une expérience utilisable de bout en bout. Le User Story Mapping résout ce paradoxe en cartographiant le parcours utilisateur.
Le constat de Jeff Patton : les stories Frankenstein
Au début des années 2000, le consultant agile Jeff Patton observe que les équipes Scrum produisent des backlogs plats — de simples listes ordonnées de user stories. Le problème est structurel : on perd la vision du parcours global et on assemble des morceaux de fonctionnalités qui ne forment jamais un produit cohérent, ce que Patton appelle les « stories Frankenstein ». Sa solution, proposée dès 2005 et formalisée dans User Story Mapping (O'Reilly, 2014) : représenter les stories sur une carte 2D plutôt que sur une liste.