Le modèle des parties prenantes (Freeman)
- Code
- TM 18
- Public
- Rayon disciplinaire, tous publics
- Cours
- 8 pages, PDF
- Diaporama
- 30 diapositives, thèmes sombre et clair, PowerPoint modifiable et PDF
- Synthèse
- 2 pages, PDF
- Podcast
- Fichier audio
- Vidéo
- Fichier vidéo MP4
- Infographie
- L'essentiel de la fiche sur une image
- Avec l'achat
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Une entreprise ne doit-elle des comptes qu'à ses actionnaires, ou à tous ceux qu'elle affecte ? La théorie des parties prenantes a fait basculer la réponse — et redessiné la stratégie moderne.
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Cours
8 pages rédigées, en PDF.

Diaporama
30 diapositives en PowerPoint modifiable, thème sombre pour projeter et thème clair pour imprimer.

Synthèse
2 pages pour réviser l'essentiel.
Podcast
La notion expliquée à l'oral, à écouter hors de l'écran.
Vidéo
Une présentation animée de la notion, en MP4.
Infographie
L'essentiel de la fiche sur une image.
Ce que traite le cours
7 parties, 8 pages
IDéfinition et intérêt du modèle
- Origines : la révolution conceptuelle de Freeman (1984)
- Évolution : du modèle Freeman au modèle de salience (Mitchell et al., 1997)
- Pourquoi utiliser la théorie des parties prenantes ?
- Quand mobiliser le modèle ?
IILes composantes clés
- Typologie des parties prenantes
- Le modèle de salience (Mitchell, Agle & Wood, 1997)
- Les 7 types de parties prenantes selon le nombre d'attributs
IIILe mécanisme pas à pas
- Démarche en six étapes
- Les cinq niveaux d'engagement (AA1000SES)
- Cas appliqué : Danone et la loi PACTE (2019-2024)
IVStratégie d'application
- La matrice Pouvoir × Intérêt (Mendelow, 1991)
- Cas d'usage par situation professionnelle
VCompétences requises et facteurs clés de succès
- Compétences à maîtriser
- Facteurs clés de succès
VIPrécautions et pièges à éviter
VIIÀ retenir — Les 7 points clés
Notions, outils et auteurs
Chaque repère mène aux autres fiches qui le traitent.
Notions
Modèles et outils
Présentation de la notion
Freeman contre Friedman : deux visions de l'entreprise
Formalisée par R. Edward Freeman en 1984 (Strategic Management: A Stakeholder Approach, Pitman), la théorie soutient qu'une entreprise doit créer de la valeur pour l'ensemble de ses parties prenantes — clients, salariés, fournisseurs, financeurs, communautés, État — et pas seulement pour ses actionnaires. Sa définition est restée canonique : « une partie prenante est tout groupe ou individu qui peut affecter l'atteinte des objectifs de l'entreprise ou en être affecté ». Elle s'oppose frontalement à Milton Friedman (1970), pour qui la seule responsabilité sociale de l'entreprise était d'augmenter ses profits.
La suite de cet article se lit librement sur le Mag : lire le guide complet de la notion.
Objectifs de la fiche
- Formuler la définition d'une partie prenante selon Freeman (1984)
- Opposer la vision stakeholder de Freeman à la vision shareholder de Friedman (1970)
- Qualifier une partie prenante par les trois attributs de Mitchell : pouvoir, légitimité, urgence
- Hiérarchiser des acteurs selon leur salience pour prioriser l'attention managériale
- Relier la théorie des parties prenantes à ISO 26000, la loi PACTE et la CSRD
- Cartographier les jeux d'acteurs autour d'une décision ou d'un projet
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une partie prenante (stakeholder) selon Freeman ?
Selon la définition canonique de Freeman (1984), une partie prenante est tout groupe ou individu qui peut affecter l'atteinte des objectifs de l'entreprise ou en être affecté. Cela inclut clients, salariés, fournisseurs, financeurs, communautés et l'État.
Quelle est la différence entre shareholder et stakeholder ?
La vision shareholder (Friedman, 1970) considère que l'entreprise n'a de responsabilité qu'envers ses actionnaires et la maximisation du profit. La vision stakeholder (Freeman, 1984) soutient qu'elle doit créer de la valeur pour l'ensemble des parties prenantes, pas seulement les apporteurs de capitaux.
Quels sont les trois attributs du modèle de salience de Mitchell ?
Mitchell, Agle & Wood (1997) qualifient chaque partie prenante par le pouvoir (capacité d'imposer sa volonté), la légitimité (revendications reconnues comme appropriées) et l'urgence (caractère critique et sensible au temps). Leur combinaison définit sept types de parties prenantes.
Quel lien entre parties prenantes et RSE ?
La théorie des parties prenantes fonde conceptuellement la RSE moderne. On la retrouve dans l'approche ISO 26000 (2010), la loi PACTE (2019) sur l'intérêt social élargi, le reporting extra-financier CSRD et les entreprises à mission.